Aladin et la bouteille magique

 

 

  Au milieu du désert, Aladin, sans eau, fatigué par son long voyage, découvrit un oasis de bouteilles. Du rouge, du blanc, du rosée, et même du champagne.

- Oh mon Dieu ! s’exclama-t-il

Il courut aussi vite qu’il put. Ce n’était pas un mirage, il sentit le raisin.

- Sainte Marie !

Arrivé à leur niveau, il bondit sur l’une d’elles : du Beaujolais.

- Mais qu’est-ce que ça vient faire ici ?

- Bois mon fils, Bois ! » Une voix, dans le ciel…

- Merde, mon tire-bouchon.

La main de Dieu lui donna l’objet de son désir.

- Merci mon Dieu.

Il ouvrit la bouteille

- Le seigneur est avec moi.

Le sang jaillit, humidifia la terre de feu. Et au goulot, il reprit vie.

- Aaaaah ! Quel délice. Mais quel délice !

A l’instant, un génie sortit de la bouteille.

- Bonjour, je suis le génie…

- Vous êtes un ange ! Venez que je vous sers dans mes bras.

Aladin l’entrelaça comme s’il eut été un saucisson géant.

- Bon là, ça suffit ! J’suis là pour t’exaucer trois souhaits.

- Trois souhaits dis-tu… Premièrement, je veux des femmes !

Un troupeau de femme apparut.

- Deuxièmement, je veux que tu nous emmènes tous au paradis !

- Mais on y est déjà !

- Ah bon ? He bien… He bien…

 - Tu ne veux pas être riche ?

- A quoi ça va me servir ici ?

- Fait un vœu pour un autre alors !

- J’en ai que foutre des autres, qu’ils crèvent tous !

Les autres moururent.

- Et bien voilà, tu es dans ton paradis maintenant !

- Ouais. Et je vais manger goulûment les fruits défendus !

Le génie se tourna vers le ciel :

- Mon Dieu, comment pouvez-vous laisser faire ça !

- Je veux qu’il pénètre les voies IMPÉNÉTRABLES !

Le génie cacha alors ces yeux, ne voulant être éblouis par la volonté de Dieu en train de s’accomplir…

 

 

 

 

 

 

Arnold KALAMBANI

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