Les hommes ressemblent à des chairs éparpillées,
Chacun est une énigme
Chacune a son corps, son histoire.
L’écriture serait elle la plus ancienne remueuse de chairs, grande défonceuse d’énigmes en bataille ?
Elle assemble, digère remuements et métamorphoses en une longue sarabande,
Que d’entortillements, de naissances, de méandres
De trouvailles qu’elle charrie devant elle !
Et puis ces grottes, ces îles, ces montagnes,
Œuvres qu’ont dit œuvres…
« On va tous y aller » ! Dit la vieille du bistrot.
Elle a l’oreille fine, elle sait lire entre les flèches,
Maudite sorcière !
C’est ton rire le premier qui nous avalera !
A tressauter dans le chaudron, nous t’offrons ces délicatesses,
Tous nos malentendus !
Qu’ils puissent, se diluant dans le repas final,
L’éclaircir autant que l’embrouiller !
Que le repas soit long fumant, qu’il pétille !
Et que par ton rot tout à la fin,
Nous soulevant du fond de tes entrailles,
Nous emmène rouler loin vers les étoiles !
Arnaud Gosselin